Impact du Digital Markets Act sur le choix des navigateurs web en Europe
Par L'équipe Web à Lille
Publié le mai 17, 2026

Imaginez-vous, confortablement installé avec votre smartphone ou votre tablette, prêt à surfer sur le web. Mais cette fois, vous avez la liberté de choisir votre navigateur sans être influencé par le géant technologique qui a fabriqué votre appareil. C’est précisément ce que le Digital Markets Act (DMA) a permis à des millions d’Européens, transformant la manière dont nous interagissons avec nos appareils numériques. Découvrez comment cette législation a bouleversé le marché des navigateurs web en Europe et ce que cela signifie pour des navigateurs comme Mozilla Firefox.
Les 3 points clés
- Environ six millions d’utilisateurs en Europe ont choisi délibérément Mozilla Firefox grâce au DMA.
- Le nombre d’utilisateurs de Firefox sur les appareils Apple a augmenté de 113 % depuis l’entrée en vigueur du DMA.
- Mozilla et d’autres navigateurs appellent à étendre les écrans de choix de navigateur aux systèmes de bureau.
Le Digital Markets Act : un tournant pour la liberté de choix
Depuis sa mise en œuvre, le Digital Markets Act a transformé le paysage des navigateurs web sur les appareils mobiles en Europe. Cette législation oblige les géants technologiques comme Apple et Google à proposer des écrans de choix de navigateur, permettant aux utilisateurs de sélectionner leur navigateur par défaut lors de la première utilisation de leur appareil. Ainsi, Mozilla Firefox a vu une augmentation significative de sa base d’utilisateurs. Environ six millions d’Européens ont fait le choix délibéré d’utiliser Firefox grâce à ces nouveaux règlements.
Mozilla Firefox : une adoption massive sur les appareils Apple
Le succès de Firefox est particulièrement notable sur les appareils iOS. Avec une augmentation de 113 % du nombre d’utilisateurs sur iPhones et iPads, Firefox a su tirer parti de la nouvelle législation. Cette croissance s’explique par la manière dont Apple a intégré les écrans de choix de navigateur, qui apparaissent dès que les utilisateurs ouvrent Safari pour la première fois. Cela a permis à un grand nombre d’utilisateurs d’iPhone de découvrir et d’adopter Firefox.
En revanche, sur Android, l’augmentation est plus modeste, avec une croissance d’environ 12 %. Cela est en grande partie dû à la façon dont Google présente ces options de choix, qui n’apparaissent que lors de la première installation ou après une réinitialisation de l’appareil.
La rétention des utilisateurs : un défi relevé par Mozilla
Au-delà de l’acquisition de nouveaux utilisateurs, Mozilla s’est également concentrée sur la rétention de ces derniers. L’entreprise rapporte que les utilisateurs qui ont choisi Firefox continuent de l’utiliser activement, avec une rétention cinq fois plus élevée qu’avant l’introduction du DMA. Ce chiffre montre que l’attrait pour Firefox ne se limite pas à une simple curiosité, mais à un véritable changement de préférence pour de nombreux utilisateurs.
Demande d’extension du DMA aux systèmes de bureau et moteurs de recherche
Mozilla et d’autres acteurs de l’industrie estiment que le Digital Markets Act pourrait aller plus loin. Ils souhaitent que les écrans de choix de navigateur deviennent également obligatoires sur les systèmes de bureau, en ciblant notamment Microsoft, accusé d’orienter les utilisateurs vers son navigateur Edge à travers des choix de conception peu transparents. Mozilla milite également pour que les moteurs de recherche puissent être configurés via des fenêtres de choix similaires.
L’essor des navigateurs alternatifs grâce au Digital Markets Act
Au-delà de Firefox, d’autres navigateurs ont également bénéficié de cette législation. Brave, Opera, Vivaldi et DuckDuckGo ont tous signalé une augmentation de leur base d’utilisateurs depuis l’apparition des écrans de choix. DuckDuckGo, par exemple, a vu une hausse de 40 % du nombre d’utilisateurs sur Android.
Les enjeux de la réglementation technologique européenne
Le Digital Markets Act n’est qu’un exemple des efforts déployés par l’Union européenne pour réguler les grandes plateformes technologiques. Des noms comme Apple, Google et Microsoft se retrouvent au centre de débats sur la domination du marché et la protection des consommateurs. Ces régulations visent à garantir que les utilisateurs ont un véritable choix et que le marché reste compétitif et innovant.
À mesure que les technologies évoluent, la question de la régulation se pose de manière croissante. Les géants de la tech tels que Meta et Amazon, qui exploitent d’énormes écosystèmes de services et de produits, sont également concernés par ces régulations. L’avenir de la régulation technologique en Europe pourrait bien définir les règles du jeu pour l’industrie mondiale.